• Les voix d'Angela

#Blacklivesmatter


@Gerry Lauzon

Après l’assassinat du Général iranien Qassem Soleimani, l’incendie en Australie, la pandémie mondiale du coronavirus (COVID-19) et très récemment le meurtre de George Floyd, un homme noir américain tué par un policier blanc à l’origine de plusieurs émeutes. On peut dire que 2020 est une année riche en événements. Les réseaux sociaux accompagnent ces événements, voire participent à l’événement.

Le 25 mai 2020, aux Etats-Unis dans l’État du Minnesota à Minneapolis, George Floyd est interpellé par la police puis plaqué au sol, là où il meurt asphyxié, en laissant une dernière phrase devenue virale « I can’t breathe » (Je ne peux plus respirer) qui avait aussi été la dernière phrase du jeune Adama Traore décédé de la même manière en France, le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan. Cette scène filmé en plein direct à suscité d'énormes émeutes aux États-Unis, et de nombreuses publications accompagnées des hashtags #BlackLivesMatter qui signifie La vie des noirs comptent ou encore #Blackouttuesday. Pendant 24 heures, personne ne devait poster de publications sur Instagram ou poster uniquement un fond noir, cela fait penser au même mouvement mis en place pour soutenir le Soudan avec la publication d’un fond vert.

Plusieurs plateformes et marques ont participé au mouvement tel que Netflix, Zara ou encore Dior. Le 2 juin, la célèbre chanteuse Rihanna a marqué un arrêt de vente de ses produits (Fenty, FentyBeauty) sur toutes les plateformes, Apple en a fait de même.

Un jeune garçon, au nom de Keedron Bryant a chanté pour cette cause et a publié sa vidéo sur son compte Instagram. La vidéo a fait le tour du monde.



Le mouvement des « Black Lives Matters » a déclenché le retour des ANONYMOUS, groupe international de Hackers professionnels qui ont proféré des menaces sous la forme d'une vidéo à l'encontre de la police de Minneapolis :


Quelques temps avant, lors de son passage dans l’émission On N’est Pas Couché la chanteuse française Camelia Jordana disait ne pas se sentir en sécurité en France lorsqu’elle a les cheveux frisés. Cette interview a été l’objet de plusieurs débats politiques en France et a alimenté massivement les débats sur les réseaux sociaux. Ça a aussi été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, les internautes se sont déchaînés sur la toile. De plus un autre débat a eu lieu sur le fait de payer 15 000 € d’amende et un an d’emprisonnement à quiconque qui diffuserait « sur quelque support que ce soit l’image des fonctionnaires de la police nationale, de militaires, de policiers municipaux ou d’agents des douanes ».


Une YouTubeuse française prénommée Salima, plus connue sous le nom de CrazySally a récemment posté une vidéo sur Instagram qui mettaient en avant le fait d’être noir(e). Cette vidéo a été vue des millions de fois et a été mise en valeur par le prix Nobel de la paix Denis Mukwege et bien d’autres. Vous pouvez la visionner en cliquant ici. Un jeune homme a fait un court-métrage pour sensibiliser les utilisateurs d’Instagram :



Le mardi 2 juin, des milliers de personnes sont venues devant le Tribunal de Paris afin de réclamer justice pour Adama Traoré, George Floyd et malheureusement beaucoup d’autres victimes de violences policières.



Une fois de plus, la colère s’est exprimée à travers les réseaux sociaux, principalement sur Twitter, notamment sur le traitement par les médias français qui accordaient plus de temps à commenter ce qui se passait dans le pays de Trump qu’au combat contre le racisme et les violences policières en France. De plus certains manifestants du 2 juin accusent les médias d’avoir trop mis en avant les heurts avec les forces de l’ordre par rapport au reste de la mobilisation qui était pacifique.

Il en est de même pour C’est Canteloup de l’imitateur du même nom, l’émission a voulu dénonçait le racisme de façon comique...mais le rendu était heurtant.

Des utilisateurs de Twitter ont appelé au boycott des comédiens comme Ahmed Sylla, Issa Doumbia ou encore Claudia Tagbo qui dénigrent la communauté noire et représentent tous les clichés et stéréotypes d’hommes et femmes noires (tchip, cris, accents alors qu’ils n’ont pas d’accents). Il est aussi reproché à Ahmed Sylla d’avoir participé à l’émission de Cyril Hanouna Touche Pas à Mon Poste, déguisé en esclave.

Certaines personnes pensent que le fait d’avoir créé le #BlackLivesMatter minimise la souffrance d’autres communautés. 

En opposition à l’hashtag #BlackLivesMatter, ceux qui défendent l'idée qu'un racisme anti-blanc existe, ont crée le #WhiteLivesMatter qui signifie la vie des blancs comptent et d’autres personnes pensent que la vie de tout le monde compte et qu’il vaudrait mieux écrire #AllLivesMatter (Toutes les vies comptent) ce qui a déclenché une nouvelle vague de colère.

Une fois de plus, on constate que les réseaux sociaux sont un reflet des tensions présentes dans la société et qu’ils participent maintenant pleinement à les faire émerger et au débat. On peut penser que ce débat se poursuivra « Tant que la couleur de peau sera plus importante que celle des yeux, nous ne connaîtrons pas la paix » comme le disait Haile Sélassié.

On peut aussi s’inquiéter de ce que nous réserve encore l’année 2020.


Grace Nkoko


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